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Après la fermeture du studio Human Entertainment en 1999, on aurait pu croire l’aventure Clock Tower définitivement terminée et la considérer comme une de ses nombreuses séries qui ont eu leur heure de gloire et qui finissent en un songe dans un coin de la mémoire des joueurs qui en auront rapidement fait leur deuil pour passer à autre chose.
Que nenni !
C’était sans compter certains éditeurs aux dents longues qui, tels des charognards, fondent sur des licences à bas prix pour les sacrifier sur l’autel de la rentabilité.
Capcom, grosse pointure du Survival Horror (à tord ou à raison), y a vu là une trop belle occasion de s’octroyer une licence chère au cœur d’un grand nombre de joueurs amateurs de frissons, lui permettant ainsi de s’assurer des ventes sans trop se casser la nénette.

Pour preuve d’un certain intérêt financier, l’éditeur n’ose même pas développer lui-même le titre et préfère laisser le boulot au studio Sunsoft, développeur plutôt connu mais n’ayant jamais su réellement briller avec ses propres licences.

C’est ainsi que la fin de l’année 2002 voit l’arrivée de Clock Tower 3 qui, tout comme l’opus Ghost Head, fait table rase du passé, mais à un niveau encore plus prononcé. Non seulement l’histoire n’a pas grand-chose à voir avec les prédécesseurs, mais le style Point ‘n Click est passé à la trappe au profit d’un principe de jeu plus conventionnel et plus proche d’un Resident Evil. (Tiens donc…)

Vous incarnez toujours une jeune adolescente (ça, par contre, ça ne change pas) à l’aube de ses quinze ans : Alyssa Hamilton. Cette jeune fille, envoyée en pensionnat par sa mère, reçoit un jour une étrange lettre de cette dernière lui intimant l’ordre de se cacher jusqu’à ce que son quinzième anniversaire soit passé.
Intriguée par cette missive et aidée par la stupidité engendrée par la puberté, la jeune fille décide de désobéir et rentre au foyer familial. Elle n’y trouvera qu’un mystérieux homme en noir, aux desseins tout aussi sombres.
Alyssa découvrira bien vite que les filles de sa famille possèdent un étrange pouvoir. Les rooders, tels qu’on les nomme, ont la capacité d’apaiser les âmes torturées qui hantent ce bas monde et de les aider à regagner les cieux. Ce pouvoir atteignant son apogé au quinzième anniversaire du "rooder".
Notre héroïne sera alors propulsée dans différents lieux et époques pour mettre ses talents en œuvre. Ainsi, découvrira-t-elle ce qui est arrivé à sa mère et à son grand père ? Et ce que complote cet étrange viellard ?…

Qu’une chose soit claire : Clock Tower 3 est loin d’avoir recueillit tout les suffrages auprès du public. D’aucun lui reprochent les changements radicaux par rapport à ses prédécesseurs. Malgré une réalisation plus aboutie que les précédents, celle-ci n’est pas à la hauteur du support et le résultat aurait pu être bien meilleur. D’autres pointent surtout du doigt l’ambiance typique de Clock Tower qui est ici inexistante, malgré la présence du concept phare de la série, à savoir une perpétuelle course poursuite en l’héroïne et le méchant ainsi que la possibilité de se cacher pour se sortir du guêpier.

Bref, la sauce ne prend pas et cet opus ne sera donc pas le Clock Tower que tous les fans attendent, à savoir un épisode alliant ambiance terrifiante et réalisation à la hauteur.
Bien que de nombreuses rumeurs autours d’un Clock Tower 4 foisonnent sur le net, il semble que Capcom ne soit pas prêt à réitérer l’expérience. Il est donc fort probable que Clock Tower 3 fut le chant du cygne de notre saga fétiche…

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