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Jennifer

Un an après le massacre du manoir Barrows/Burroughs, Jennifer se trouve désormais à Oslo, où cette affaire a fait la une des journaux. Néanmoins, beaucoup de zones d’ombre planent sur cette histoire et Jennifer est le sujet d’étude du Dr. Samuel Barton, expert en psychologie criminelle qui, via des séances d’hypnose, tente d’extirper à son cobaye des bribes de souvenirs de façon à pouvoir rassembler les pièces de ce puzzle macabre.
Jennifer n’ayant pas repris sa place à l’orphelinat, celle-ci habite désormais dans le dortoir d’une université et est sous la tutelle de l’assistante du Dr. Barton : Helen Maxwell, une trentenaire fascinée par l’affaire scissorman et qui a noué au fil du temps, une relation forte avec Jennifer, qu’elle considère un peu comme sa sœur.
Malgré une année passée, cette histoire passionne toujours les journalistes, et certains d’entre eux n’hésiteront pas à harceler les personnages précédemment cités pour en savoir toujours plus.
Bref, tout ce beau monde travaillait à essayer d’éclaircir toute cette histoire jusqu’à ce qu’un invité surprise vienne s’immiscer parmi eux : Le scissorman en personne, bien décidé à en finir avec Jennifer…

Suite directe du premier opus, Clock Tower Second débarque en 1996 sur PlayStation et, pour l’occasion, passe à la 3D. Si le principe du jeu est similaire à son prédécesseur, certaines nouveautés sont également de la partie. D’une part, le joueur ne sera plus confiné dans un seul bâtiment : il est maintenant possible de se balader dans plusieurs lieux d’Oslo. (L’université, le centre de recherche, le commissariat, etc.) D’autre part, il sera également possible d’incarner plusieurs personnages selon la tournure du scénario. (Jennifer, Helen, le Dr. Barton, etc.) Les dialogues auront plus d’importance dans le déroulement de l’histoire et pourront influencer la voie à suivre vers l’une des multiples fins disponibles.
En cas de face à face avec le scissorman, vous aurez le choix de vous cacher ou de vous défendre avec certains objets du décor.

Bon, il ne faut pas se voiler la face, si le premier Clock Tower n’était pas un chef d’œuvre graphique, le passage à la 3D est encore moins flatteur, personnages cubiques et raides, décors tristes, couleurs fades, etc. Bref, en un mot comme en cent, le jeu est très laid. Néanmoins, l’ambiance bien stressante est toujours là, plus efficace que jamais, et c’est bien là le principal. Les interventions du tueur aux cisailles se font toujours de manière aléatoire, et la musique qui l’accompagne fait augmenter le rythme cardiaque de façon très sensible. Toutefois, si les apparition du scissorman sont bien dosée au début du jeu, elle deviennent très vite envahissante au fur et à mesure des chapitres, si bien qu’à l’approche de la fin du jeu, on passe plus de temps à essayer de se cacher qu’à mener l’enquête, ce qui est –il faut l’avouer- franchement pénible.

Contrairement au premier épisode, cette suite n’a pas bénéficiée d’adaptation sur un autre support, mais a compensée ce défaut en se voyant distribuée en occident, rebaptisée pour l’occasion Clock Tower. Choix assez discutable de la part d’ASCII, mais à l’époque Capcom cartonnait avec son Resident Evil, ASCII a voulu tenter sa chance et l’a fait de façon assez maladroite…

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